Le Guide à Gallus : le Freemousse.bar, Paris 18.

Le Freemousse, c’est un poème parisien.

Imaginez une forêt de lumière qui vous éclaire avec douceur, et des vieux meubles récupérés et détournés pour vous offrir les meilleures bières du coin.

Vous êtes au Freemousse.

Approchez-vous de la comtoise – n’ayez pas peur – ou alors du piano, qui vous permettent de tirer de la bière debout (c’est peut-être un détail pour vous mais pour nous ça veut dire beaucoup), puis passez de l’autre côté du mur pour boire quelques centilitres de disques vinyles en écoutant quelques bonnes bières, bref, laissez-vous fureter dans ce magnifique lieu créé par Éric et Sylvie, dont les frimousses souriantes vous accueilleront derrière le bar pour vous servir des cocktails maison et des assiettes de friandises de gueule.

Le Freemousse, c’est un bar dans lequel on se sent très bien. Sereins. Loin de tout le vacarme de la ville.

C’est l’une des meilleurs adresses du 18ème !

Mais attention : le « Free  » de Freemousse ne veut pas dire gratuit, mais libre ! Donc toutes les pompes à bières sont en libre-service, mais pas gratuitement : il vous suffit de demander une carte au comptoir lors de votre première venue et de la recharger avec le montant désiré. Cette carte est valable six mois.

Principe bien sympathique et novateur qui permet de s’organiser des dégustations de breuvages autour de belles assiettes de charcuteries et de fromages.

Lors de vos promenades citadines, ou lorsque vous rentrez du boulot, arrêtez-vous quelques instants au Freemousse, et ressourcez-vous un peu. Ça fait du bien.

Gallus en concert au Freemousse.bar le 19 février à 19h.

En attendant l’attentat…

En attendant l’attentat
Qui, lâchement, nous tuera
C’est en chantant qu’on pourra
Leur démontrer qu’il y a

En attendant l’attentat
Qui nos enfants nous prendra
C’est en vivant qu’on devra
Leur dévoiler qu’il y a

Refrain : Des libertés au dessus des religions.

En attendant l’attentat
Qui notre corps saignera
C’est en dessinant qu’on gagnera
Une bataille à la foi.

Refrain

En attendant l’attentat
Qui, dès l’aurore, claquera
C’est en lisant qu’on sera
Les mieux armés face à ça.

Refrain x 2

… en attendant…

Ces paroles vous seront chantées ce lundi 19 février à partir de 19h au Freemousse.bar, un lieu où on se sent vraiment bien.

Nouvelle chanson à notre répertoire : Chanson pour chanter à tue-tête et à cloche-pied – Jacques Prévert.

Chanson pour chanter à tue-tête et à cloche-pied (poème de Jacques Prévert).

Un immense brin d’herbe
Une toute petite forêt
Un ciel tout à fait vert
Et des nuages en osier
Une église dans une malle
La malle dans un grenier
Le grenier dans une cave
Sur la tour d’un château
Le château à cheval
À cheval sur un jet d’eau
Le jet d’eau dans un sac
À côté d’une rose
La rose d’un fraisier
Planté dans une armoire
Ouverte sur un champ de blé
Un champ de blé couché
Dans les plis d’un miroir
Sous les ailes d’un tonneau
Le tonneau dans un verre
Dans un verre à Bordeaux
Bordeaux sur une falaise
Où rêve un vieux corbeau
Dans le tiroir d’une chaise
D’une chaise en papier
En beau papier de pierre
Soigneusement taillé
Par un tailleur de verre
Dans un petit gravier
Tout au fond d’une mare
Sous les plumes d’un mouton
Nageant dans un lavoir
À la lueur d’un lampion
Éclairant une mine
Une mine de crayons
Derrière une colline
Gardée par un dindon
Un gros dindon assis
Sur la tête d’un jambon
Un jambon de faïence
Et puis de porcelaine
Qui fait le tour de France
À pied sur une baleine
Au milieu de la lune
Dans un quartier perdu
Perdu dans une carafe
Une carafe d’eau rougie
D’eau rougie à la flamme
À la flamme d’une bougie
Sous la queue d’une horloge
Tendue de velours rouge
Dans la cour d’une école
Au milieu d’un désert
Où de grandes girafes
Et des enfants trouvés
Chantent chantent sans cesse
À tue-tête à cloche-pied
Histoire de s’amuser
Les mots sans queue ni tête
Qui dansent dans leur tête
Sans jamais s’arrêter

Et on recommence
Un immense brin d’herbe
Une toute petite forêt…
……………………….

etc., etc., etc.

(etc.)

 

Gallus en concert au Freemousse.bar le 12 février à 19h.

J’ai mal à ma langue.

J’ai mal à ma langue,
Le franglais m’étrangle.
Il faut changer l’angle
D’approche où ça tangue.

J’ai mal à ma langue de pute, d’argot,
Le franglais m’étrangle, business à gogo.
Il faut changer l’angle, le chiac, oui, c’est beau,
D’approche où ça tangue, faire naître les mots

De pute, d’argot, c’est toute notre histoire,
Business à gogo, qui part dans le noir.
Le chiac, oui, c’est beau, c’est même pas barbare,
Faire naître les mots, c’est là tout un art.

C’est toute notre histoire, l’patois c’est bien moi,
Qui parle dans le noir la langue d’autrefois.
C’est même pas barbare, ça témoigne de soi,
C’est là tout un art : vivre avec ses choix.

L’patois c’est bien moi, faire des mots de je.
La langue d’autrefois, la mienne si je veux.
« Ça témoigne de soi » chantent nos aïeux,
Vivre avec ses choix sans fermer les yeux…

La révolution digitale passe par le big data et le data sharing. Nos managers doivent adapter leur mindset et se référer régulièrement au benchmarking, afin de faire évoluer les différents process permettant un turn-over intellectuel. Ayons un goût très challenging pour notre avenir.

Ces paroles vous seront chantées le 12 février au Freemousse.bar à partir de 19h.

Gallus en concert au Freemousse, lundi 5 février à 19h.

M’est avis

M’est avis qu’on ira pas bien (loin)
M’est avis qu’on n’est pas tous é(gaux)
M’est avis qu’on n’a pas tout com(pris)
M’est avis qu’on nous prend pour des (cons)

Mais ta vie ne vaut pas un ko(pek)
Mais ta vie, ils n’en ont rien à (foutre)
Mais ta vie, on lui cherche que(relle)
Mais ta vie, toujours sucer des (queues)

Refrain : M’est avis qu’on nous accule, m’est avis qu’c’est avilissant, bon sang, mais on nous en(cule) !

M’est avis qu’on se fait dépou(iller)
M’est avis qu’on va pas s’en sor(tir)
M’est avis qu’on peut plus recu(ler)
M’est avis qu’on en a plein le (cul)

Mais ta vie n’est qu’un pion dans leur (jeu)
Mais ta vie n’est pas indispen(sable)
Mais ta vie, elle peut toujours coui(ner)
Mais ta vie, elle leur casse les (couilles)

Refrain

Ces paroles vous seront chantées lundi 5 février à partir de 19h au Freemousse.bar .

Le Guide à Gallus : O’ptit creux, paris 18.

Qu’est-ce qu’on aime se balader dans le 18ème ! Mais à force de marcher, on finit toujours par avoir un petit creux, et c’est bien normal ! Alors, si comme nous vous êtes humains, notez cette adresse qui est l’une des meilleures du quartier :

(Si jamais vous n’arrivez pas à lire, c’est au 63, rue Marcadet.)

La cuisine y est faite maison, et ça se sent ! N’hésitez pas à aller y goûter les pâtes, les burgers et bagels, sans oublier de commander un dessert !

Astuce pratique : vous pouvez vous faire livrer cette cuisine maison à la maison ! Il suffit d’appeler sur le téléphone fixe (eh oui, ça existe encore…) au 09 63 52 98 86.

Puis si vous avez envie de sortir et de vous y rendre, apprenez qu’un bébéfoute est mis à la disposition de la clientèle pour la détente et le plaisir.

Faites-nous (et vous) un peu plaisir, et allez donc remplir ce petit creux-là !