Nouvelle chanson à notre répertoire : Soixante-huitard.

Soixante-huitard
Texte original de Sardoine

Sans ton chichon t’as du mouron
T’as tout donné dans ta révolution
T’as le nombril qu’est tout usé
À force de l’avoir maté
T’as plein d’vieux rêves dans l’ciboulot
Tu nous en parles encore à la radio
D’vant ta télé tu regardes les glaciers
L’gaz carbonique que tu nous a largué
L’eau polluée tes déchets à gérer
Alors mon gars faut pas nous la jouer

Des discussions qui tournent en rond
Un compte en banque qui manque pas d’fonds
Et le grand soir qui n’arrive pas
Ah on se demande vraiment pourquoi
Un peu aigri, intellectuel
Tu n’aimes pas trop qu’les femmes s’en mêlent
Paternaliste, un rien macho
Tu sais tout mieux que les jeunots

Refrain : Soixante-huitard, soixante-huit ans
Tu l’as pas vu v’nir ce moment
Elles sont pas gentilles mes petites rimes
Mais sérieusement tu nous bassines…

Sans ton p’tit joint t’as du chagrin
T’as tout donné pour tes lendemains
Tu n’étais pas au premier plan
Ça t’empêche pas de faire semblant
Mais la pilule a du mal à passer
Voir le beau sexe émancipé
Il reste encore quelques frontières
Comme si c’était bien mieux hier.

Refrain

Gallus en concert au Freemousse.bar ce lundi 14 mai à partir de 19h.

J’ai mal à ma langue.

J’ai mal à ma langue,
Le franglais m’étrangle.
Il faut changer l’angle
D’approche où ça tangue.

J’ai mal à ma langue de pute, d’argot,
Le franglais m’étrangle, business à gogo.
Il faut changer l’angle, le chiac, oui, c’est beau,
D’approche où ça tangue, faire naître les mots

De pute, d’argot, c’est toute notre histoire,
Business à gogo, qui part dans le noir.
Le chiac, oui, c’est beau, c’est même pas barbare,
Faire naître les mots, c’est là tout un art.

C’est toute notre histoire, l’patois c’est bien moi,
Qui parle dans le noir la langue d’autrefois.
C’est même pas barbare, ça témoigne de soi,
C’est là tout un art : vivre avec ses choix.

L’patois c’est bien moi, faire des mots de je.
La langue d’autrefois, la mienne si je veux.
« Ça témoigne de soi » chantent nos aïeux,
Vivre avec ses choix sans fermer les yeux…

La révolution digitale passe par le big data et le data sharing. Nos managers doivent adapter leur mindset et se référer régulièrement au benchmarking, afin de faire évoluer les différents process permettant un turn-over intellectuel. Ayons un goût très challenging pour notre avenir.

Ces paroles vous seront chantées lundi 14 mai à partir de 19h au Freemousse.bar.

Gallus en concert au Troisième café samedi 12 mai à 20h30.

Explique-moi

Papa, explique-moi quelque chose
Les hommes pourquoi ne sont-ils pas tous roses ?
C’est comme ça, tu n’peux rien y faire.
Rose ou noir, personne n’y peut guère.

Papa, explique-moi dans ce cas
Les hommes pourquoi entre eux ne s’aiment pas ?
C’est comme ça, tu n’peux rien y faire.
Rose et noir ne s’accordent guère.

Papa, explique-moi encore
Les hommes pourquoi aux autres préfèrent l’or ?
C’est comme ça, tu n’peux rien y faire.
Rose ou noir, c’est l’or qu’ils vénèrent.

Papa, explique-moi à présent
Les hommes pourquoi la violence souvent ?
C’est comme ça, tu n’peux rien y faire.
Rose et noir, tout l’monde veut la guerre.

Papa, explique-moi cet enfer
Les hommes pourquoi les femmes veulent faire taire ?
C’est comme ça, tu n’peux rien y faire.
Rose ou noir, les femmes c’est pour plaire.

Papa explique-moi si rien
Y faire pourquoi sur la Terre j’y viens ?
C’est pour soi qu’on enfante sur Terre
Dans l’espoir vain d’être moins solitaire.
C’est comme ça, on n’peut rien y faire.
Rose et noir, tu f’ras comme ton père.

C’est comme ça, on ne peut rien y faire.
Rose ou noir, je ferai comme mon père.

Ces paroles vous seront chantées au Troisième café, un bar associatif du Marais, demain soir, samedi 12 mai, à partir de 20h30.

Gallus au Réservoir pour une scène ouverte samedi 12 mai à une heure indéterminée…

Nous chanterons trois chansons au Réservoir, à l’occasion d’un grand-déjeuner, dont celle-ci :

Chuis pas né riche

Chuis pas né riche
Mais ça j’m’en fiche
Moi c’qui m’fait chier
C’est d’travailler

Pour qu’ils s’enrich-
Issent encore plus
Ces héritiers
D’Château-Petrus

Si j’m’écoutais
J’réagirais
Comm’nos aïeux
Du bon temps vieux

Au bout d’nos piques
Moi j’y mettrais
Leurs têt’ de biques
Ça vous effraie ?

Moi ça m’affole
De constater
Toutes ces i-
Négalités

Si t’as l’beau rôle
C’est qu’t’es bien né
J’ai pas saisi
l’égalité

Lalalala

Pour en entendre la mélodie, eh bien il faudra venir nous voir !

Ouverture de la Gallusothèque : « Dette, 5000 ans d’histoire » de David Graeber.

Qu’est-ce que la Gallusothèque ? Une bibliothèque que nous proposons à notre public, dans laquelle vous pourrez trouver des ouvrages offrant un point de vue original et constructif sur le monde qui nous entoure. Car nous ne voulons pas nous contenter de dénoncer certains abus dans nos chansons, nous voulons aussi démontrer qu’il existe des alternatives.

Tout abonné à notre info-lettre pourra nous emprunter le bouquin qu’il souhaite, simplement en nous informant par courriel qu’il sera présent à tel concert et qu’il souhaite donc que nous y apportions tel livre.

Et pour ouvrir notre Gallusothèque, nous avons choisi « Dette, 5000 ans d’histoire » de David Graeber, aux éditions Les liens qui libèrent.

Pourquoi ? Car nous vivons dans un système économique complexe, mondialisé, où la question de la dette revient à tous les niveaux, ou presque, de nos existences (l’État français est endetté, les communes sont endettées, et chacun d’entre nous l’est plus ou moins). Mais qu’est-ce que la dette ? Et quel est son rôle par rapport à la monnaie ? Le capitalisme se définit-il par rapport à la dette ? Ou à la monnaie ? Ou les deux ? Qu’est-ce que le capitalisme exactement ? Une dette doit-elle toujours être remboursée (c’est là une antienne qu’on nous serine depuis fort longtemps) ?

C’est à toutes ces questions intrigantes que répond cet ouvrage, et d’une manière très pédagogique.

Mais David Graeber ne se contente pas de nous expliquer que les crédits actuels sont accordés à partir d’argent qui n’existe pas ; que les intérêts dépassant les 5% sont pour le moins honteux et amoraux – bien que légaux ; qu’une dette ne devrait être contractée qu’entre deux parties égales (comment est-il possible qu’un système autorise l’expulsion de ménages pour défaut de paiement de leurs dettes auprès d’établissements financiers dont les pratiques sont souvent douteuses ?) ; que les pièces de monnaie ont été créées initialement pour financer les guerres ; que dans la droite continuité, les États-Unis maintiennent la force de leur monnaie référence dans le monde, le dollar, uniquement grâce à leur capacité à intervenir de manière armée et violente n’importe où dans le monde ; non, il propose aussi des solutions. Ou en tous cas au moins une : celle d’effacer les tablettes pour tout reprendre sur de bonnes bases.

On a alors envie de faire le lien avec les différentes monnaies locales et libres qui se créent un peu partout en France et dans le monde, et dont l’objectif est de se désolidariser de la férule d’un État pour créer une économie qui ne servira pas à enrichir les plus riches. et qui ne courra pas droit dans le mur en préconisant une croissance perpétuelle qui est impossible à tenir.

Bref, ce livre est passionnant, et il est à votre disposition sur simple demande !

C’est en lisant qu’on sera les mieux armés face à ça.

 

Nouvelle chanson à notre répertoire : Volutes.

                                         Volutes

Tes volutes de voix sur mon membre cordé
Me donnent une foi que j’ai toujours reniée
En un je ne sais quoi d’omniscient avisé
Qui pour l’amour de toi se mettrait à tes pieds.

C’est avec volupté que je prends en chemin
Tes rides sur ma peau et puis tous tes chagrins
Qui survolent trop tôt nos projets à quat’mains
Qui sabotent le beau de nos vies pour demain.

Si une maladie prend du temps sur ta vie
De te voir m’interdit alors viendra l’envie
D’inventer une mort pour nos deux petits corps
Qui s’aimeront encore malgré ce coup du sort.

 

 

 

 

 

 


Pour en découvrir la mélodie, il faudra venir nous voir en concert !

Gallus en concert au Freemousse.bar lundi 7 mai à partir de 19h.

Maman.

Maman, je ne sais pas pourquoi
Tu aimes tant ce je ne sais quoi
De violent chez ceux de là-bas,
Et pourtant, je te chante ça :

Refrain :
You’re a poor lonesome cowboy
On your poney you look like a boy
This is your country song
With your rifle the law is singing bang !

Maman, ne ferme pas les yeux,
Car elle ment, cette histoire pour les pieux.
Dans le sang, ils ont fait leurs vœux
De tyrans, tout ça grâce à Dieu.

Refrain

Maman, ils ne sont pas les seuls,
Et souvent, les hommes entre eux s’en veulent
De tourments dont ils sont responsables,
Mais devant le faible on voit le coupable.

Refrain

Maman, ma chanson est finie.
Cependant, si elle sonne pas country,
J’aimerais vraiment que les hommes oublient Dieu
En pensant aux autres un petit peu.

Refrain (2x)

Ces paroles vous seront chantées au Freemousse.bar lundi prochain à partir de 19h.