Gallus au Réservoir pour une scène ouverte samedi 12 mai à une heure indéterminée…

Nous chanterons trois chansons au Réservoir, à l’occasion d’un grand-déjeuner, dont celle-ci :

Chuis pas né riche

Chuis pas né riche
Mais ça j’m’en fiche
Moi c’qui m’fait chier
C’est d’travailler

Pour qu’ils s’enrich-
Issent encore plus
Ces héritiers
D’Château-Petrus

Si j’m’écoutais
J’réagirais
Comm’nos aïeux
Du bon temps vieux

Au bout d’nos piques
Moi j’y mettrais
Leurs têt’ de biques
Ça vous effraie ?

Moi ça m’affole
De constater
Toutes ces i-
Négalités

Si t’as l’beau rôle
C’est qu’t’es bien né
J’ai pas saisi
l’égalité

Lalalala

Pour en entendre la mélodie, eh bien il faudra venir nous voir !

Ouverture de la Gallusothèque : « Dette, 5000 ans d’histoire » de David Graeber.

Qu’est-ce que la Gallusothèque ? Une bibliothèque que nous proposons à notre public, dans laquelle vous pourrez trouver des ouvrages offrant un point de vue original et constructif sur le monde qui nous entoure. Car nous ne voulons pas nous contenter de dénoncer certains abus dans nos chansons, nous voulons aussi démontrer qu’il existe des alternatives.

Tout abonné à notre info-lettre pourra nous emprunter le bouquin qu’il souhaite, simplement en nous informant par courriel qu’il sera présent à tel concert et qu’il souhaite donc que nous y apportions tel livre.

Et pour ouvrir notre Gallusothèque, nous avons choisi « Dette, 5000 ans d’histoire » de David Graeber, aux éditions Les liens qui libèrent.

Pourquoi ? Car nous vivons dans un système économique complexe, mondialisé, où la question de la dette revient à tous les niveaux, ou presque, de nos existences (l’État français est endetté, les communes sont endettées, et chacun d’entre nous l’est plus ou moins). Mais qu’est-ce que la dette ? Et quel est son rôle par rapport à la monnaie ? Le capitalisme se définit-il par rapport à la dette ? Ou à la monnaie ? Ou les deux ? Qu’est-ce que le capitalisme exactement ? Une dette doit-elle toujours être remboursée (c’est là une antienne qu’on nous serine depuis fort longtemps) ?

C’est à toutes ces questions intrigantes que répond cet ouvrage, et d’une manière très pédagogique.

Mais David Graeber ne se contente pas de nous expliquer que les crédits actuels sont accordés à partir d’argent qui n’existe pas ; que les intérêts dépassant les 5% sont pour le moins honteux et amoraux – bien que légaux ; qu’une dette ne devrait être contractée qu’entre deux parties égales (comment est-il possible qu’un système autorise l’expulsion de ménages pour défaut de paiement de leurs dettes auprès d’établissements financiers dont les pratiques sont souvent douteuses ?) ; que les pièces de monnaie ont été créées initialement pour financer les guerres ; que dans la droite continuité, les États-Unis maintiennent la force de leur monnaie référence dans le monde, le dollar, uniquement grâce à leur capacité à intervenir de manière armée et violente n’importe où dans le monde ; non, il propose aussi des solutions. Ou en tous cas au moins une : celle d’effacer les tablettes pour tout reprendre sur de bonnes bases.

On a alors envie de faire le lien avec les différentes monnaies locales et libres qui se créent un peu partout en France et dans le monde, et dont l’objectif est de se désolidariser de la férule d’un État pour créer une économie qui ne servira pas à enrichir les plus riches. et qui ne courra pas droit dans le mur en préconisant une croissance perpétuelle qui est impossible à tenir.

Bref, ce livre est passionnant, et il est à votre disposition sur simple demande !

C’est en lisant qu’on sera les mieux armés face à ça.

 

Gallus en concert au Freemousse.bar lundi 7 mai à partir de 19h.

Maman.

Maman, je ne sais pas pourquoi
Tu aimes tant ce je ne sais quoi
De violent chez ceux de là-bas,
Et pourtant, je te chante ça :

Refrain :
You’re a poor lonesome cowboy
On your poney you look like a boy
This is your country song
With your rifle the law is singing bang !

Maman, ne ferme pas les yeux,
Car elle ment, cette histoire pour les pieux.
Dans le sang, ils ont fait leurs vœux
De tyrans, tout ça grâce à Dieu.

Refrain

Maman, ils ne sont pas les seuls,
Et souvent, les hommes entre eux s’en veulent
De tourments dont ils sont responsables,
Mais devant le faible on voit le coupable.

Refrain

Maman, ma chanson est finie.
Cependant, si elle sonne pas country,
J’aimerais vraiment que les hommes oublient Dieu
En pensant aux autres un petit peu.

Refrain (2x)

Ces paroles vous seront chantées au Freemousse.bar lundi prochain à partir de 19h.

Le guide à Gallus : Soulableta, Paris 18.

Le quartier de la Goutte d’Or est une vraie petite pépite ! Et c’est notamment grâce à ses petits commerces.

L’un des plus intéressants, c’est un disquaire du nom de Soulableta, situé au 47, rue Marcadet.

Il propose une boutique chaleureuse, dans laquelle vous pouvez vous asseoir et écouter de la musique (étonnant, non ?) : un petit coin est prévu pour ça, avec platine de disque vinyle, lecteur de disque compact (eh oui, on trouve de tout dans les rayons !), et casque audio pour vous immerger dans une ambiance musicale et oublier ce qui vous entoure.

Tous les styles sont proposés dans les bacs, avec une place de choix pour la musique dite « du monde », et le monde englobant absolument tous les pays, vous retrouvez donc tous les styles de musique à Soulableta.

Puis il faut bien admettre que le boutiquier est vraiment de bon conseil. Oubliez donc Amazon et sortez de chez vous pour vous laisser guider par sa faconde ! Dernièrement, il nous a fait découvrir l’AblumE de Kofi, un mélange afro-rap mêlant des sonorités jazz et blues à des paroles qui ont du sens, qui ont le courage de s’engager et de proposer une réflexion enrichissante sur notre société.

Disques vinyles et compacts sont presque devenus des objets obsolètes, et plutôt que de les jeter, une nouvelle vie leur est proposée dans cette antre. Vous trouverez donc principalement de l’occasion, ce qui inscrira votre achat dans une démarche durable et respectueuse de l’environnement, d’autant plus qu’il vous est aussi possible de faire réparer votre chaîne HI-FI en cas de problème. C’est là un service supplémentaire qui n’est pas anodin, car on se sent parfois abandonné lorsqu’on fait face à des problèmes techniques sur nos équipements domestiques. Vous pourrez aussi, en cas de panne définitive, remplacer l’élément manquant à cette adresse.

Et Soulableta ne manquant pas d’idées et de volontés, des concerts sont régulièrement organisés afin de permettre aux artistes, notamment locaux (leurs disques sont mis en avant près de la caisse), de s’exprimer et de faire découvrir leur univers aux chalands qui se promènent dans les rayons.

Notre quartier est vivant, et c’est notamment grâce à ce type d’endroit.

Gallus en concert au Freemousse.bar lundi 23 avril à partir de 19h.

Le mal
poème d’Arthur Rimbaud (1870)

Tandis que les crachats rouges de la mitraille
Sifflent tout le jour par l’infini du ciel bleu ;
Qu’écarlates ou verts, près du Roi qui les raille,
Croulent les bataillons en masse dans le feu ;

Tandis qu’une folie épouvantable broie
Et fait de cent milliers d’hommes un tas fumant ;
– Pauvres morts ! dans l’été, dans l’herbe, dans ta joie ;
Nature ! Ô toi qui fis ces hommes saintement !…

– Il est un Dieu qui rit aux nappes damassées
Des autels, à l’encens, aux grands calices d’or ;
Qui dans le bercement des hosannah s’endort ;

Et se réveille, quand des mères, ramassées
Dans l’angoisse, et pleurant sous leur vieux bonnet noir,
Lui donnent un gros sous lié dans leur mouchoir !

Ces paroles vous seront chantées lundi 23 avril à partir de 19h, au Freemousse.bar, un lieu chaleureux spécialisé dans la bière.

Gallus en concert au Freemousse.bar le lundi 9 avril à 19h.

Hiroshima mon amour

Je suis un homme enrichi à l’uranium,
Et pourtant j’aimerais tant pouvoir en chantant
Quelques récitatifs être radio-actif.

J’entonne monotone l’air du grand atome
Que l’on fissionne, cela impressionne,
Au mépris du lourd prix payé par le passé.

Refrain et pont : Il est temps, militant, de limiter leur temps.

Si nos expressions s’adaptaient aux sillons
Irradiés et radiés de nos terres arables
Nous les dirions sans rire à cette façon :

Ne te fais pas de Tchernobyl mon compagnon,
Nagasaki le tour, nul ne sait pour quel pion.
Tout Fukushima le camp dans cette région.

Refrain et pont

Ces paroles vous seront chantées lundi 9 avril à partir de 19h au Freemousse.bar.

Nouvelle chanson à notre répertoire : Chuis pas né riche.

Chuis pas né riche

Chuis pas né riche
Mais ça j’m’en fiche
Moi c’qui m’fait chier
C’est d’travailler

Pour qu’ils s’enrich-
Issent encore plus
Ces héritiers
D’Château-Petrus

Si j’m’écoutais
J’réagirais
Comm’nos aïeux
Du bon temps vieux

Au bout d’nos piques
Moi j’y mettrais
Leurs têt’ de biques
Ça vous effraie ?

Moi ça m’affole
De constater
Toutes ces i-
Négalités

Si t’as l’beau rôle
C’est qu’t’es bien né
J’ai pas saisi
l’égalité

Lalalala

Pour en entendre la musique, il faudra venir nous voir en concert !

Gallus en concert au Freemousse.bar lundi 26 mars à 19h.

Avec des  » si « …

Si seulement je pouvais croire
Chaque fois que je broie du noir
La vie me paraîtrait plus douce
Un dieu viendrait à ma rescousse.

Si les Cerbères de cette Terre
Pouvaient lâcher un peu l’affaire
La vie serait oxygénée
Le peuple désintoxiqué.

Refrain : Avec des « si », on mettrait Paris en bouteille.

« Le Mont Golgoth… ah… n’existe pas »
Me suis-je répété tout bas
Je veux mourir dans les vapeurs
Si seulement venait mon heure…

Eh la Marie, toi que fais-tu
Pendant qu’on noie notre vertu ?
Y a-t-il quelqu’un dans cet Enfer ?
Si seulement… Au Nom du Père…

Refrain : Avec des « si », on mettrait Paris en bouteille.

Avec des « si »… le Paradis en bouteille…

Ces paroles vous seront chantées lundi 26 mars à partir de 19h au Freemousse.bar .

Le Guide à Gallus : le Freemousse.bar, Paris 18.

Le Freemousse, c’est un poème parisien.

Imaginez une forêt de lumière qui vous éclaire avec douceur, et des vieux meubles récupérés et détournés pour vous offrir les meilleures bières du coin.

Vous êtes au Freemousse.

Approchez-vous de la comtoise – n’ayez pas peur – ou alors du piano, qui vous permettent de tirer de la bière debout (c’est peut-être un détail pour vous mais pour nous ça veut dire beaucoup), puis passez de l’autre côté du mur pour boire quelques centilitres de disques vinyles en écoutant quelques bonnes bières, bref, laissez-vous fureter dans ce magnifique lieu créé par Éric et Sylvie, dont les frimousses souriantes vous accueilleront derrière le bar pour vous servir des cocktails maison et des assiettes de friandises de gueule.

Le Freemousse, c’est un bar dans lequel on se sent très bien. Sereins. Loin de tout le vacarme de la ville.

C’est l’une des meilleurs adresses du 18ème !

Mais attention : le « Free  » de Freemousse ne veut pas dire gratuit, mais libre ! Donc toutes les pompes à bières sont en libre-service, mais pas gratuitement : il vous suffit de demander une carte au comptoir lors de votre première venue et de la recharger avec le montant désiré. Cette carte est valable six mois.

Principe bien sympathique et novateur qui permet de s’organiser des dégustations de breuvages autour de belles assiettes de charcuteries et de fromages.

Lors de vos promenades citadines, ou lorsque vous rentrez du boulot, arrêtez-vous quelques instants au Freemousse, et ressourcez-vous un peu. Ça fait du bien.

Nouvelle chanson à notre répertoire : Chanson pour chanter à tue-tête et à cloche-pied – Jacques Prévert.

Chanson pour chanter à tue-tête et à cloche-pied (poème de Jacques Prévert).

Un immense brin d’herbe
Une toute petite forêt
Un ciel tout à fait vert
Et des nuages en osier
Une église dans une malle
La malle dans un grenier
Le grenier dans une cave
Sur la tour d’un château
Le château à cheval
À cheval sur un jet d’eau
Le jet d’eau dans un sac
À côté d’une rose
La rose d’un fraisier
Planté dans une armoire
Ouverte sur un champ de blé
Un champ de blé couché
Dans les plis d’un miroir
Sous les ailes d’un tonneau
Le tonneau dans un verre
Dans un verre à Bordeaux
Bordeaux sur une falaise
Où rêve un vieux corbeau
Dans le tiroir d’une chaise
D’une chaise en papier
En beau papier de pierre
Soigneusement taillé
Par un tailleur de verre
Dans un petit gravier
Tout au fond d’une mare
Sous les plumes d’un mouton
Nageant dans un lavoir
À la lueur d’un lampion
Éclairant une mine
Une mine de crayons
Derrière une colline
Gardée par un dindon
Un gros dindon assis
Sur la tête d’un jambon
Un jambon de faïence
Et puis de porcelaine
Qui fait le tour de France
À pied sur une baleine
Au milieu de la lune
Dans un quartier perdu
Perdu dans une carafe
Une carafe d’eau rougie
D’eau rougie à la flamme
À la flamme d’une bougie
Sous la queue d’une horloge
Tendue de velours rouge
Dans la cour d’une école
Au milieu d’un désert
Où de grandes girafes
Et des enfants trouvés
Chantent chantent sans cesse
À tue-tête à cloche-pied
Histoire de s’amuser
Les mots sans queue ni tête
Qui dansent dans leur tête
Sans jamais s’arrêter

Et on recommence
Un immense brin d’herbe
Une toute petite forêt…
……………………….

etc., etc., etc.

(etc.)