Le guide à Gallus : la bibliothèque Robert Sabatier, Paris 18.

Si on tient à évoquer avec vous l’une des bibliothèques du 18ème, ça n’est pas pour son architecture, ou pour sa décoration intérieure qui, soyons francs tout en restant sympathiques, n’ont rien de bien particulier. La preuve en image :

En revanche, nous sommes convaincus que c’est en lisant qu’on sera les mieux armés face à ça. « Ça quoi ? » allez-vous nous rétorquer. « Eh bien ça tout ! Ça le monde, quoi ! Ça la vie ! Ça l’individualisme, ça l’égoïsme, ça le terrorisme, ça le capitalisme (les deux derniers termes étant un peu redondants, non ?) ! Et ça on en passe beaucoup beaucoup ! »

À la bibliothèque Robert Sabatier (écrivain et poète français très très connu dont on n’a jamais lu un seul ouvrage mais peut-être que ça viendra), il vous est proposé un très grand choix de lecture, aussi bien livres que bandes-dessinées. Et si vous êtes parisiens, il suffit de vous inscrire pour pouvoir emprunter gratuitement ce qui vous fait envie. Eh oui, gratuitement.

Alors nous, on vous conseille de lire goulûment, voire avec avidité (sélection non exhaustive) :

. Côté bouquins, tout Robert Merle (son oeuvre traverse tous les genres, du roman historique au roman d’anticipation, en passant par le documentaire) ; tout Isaac Asimov (science-fiction cérébralo-divertissante) ; tout Élisabeth Badinter (réflexion féministe sur notre société) ; tout Robert Silverberg (science-fiction divertisso-cérébrale) ; tout Amin Maalouf (aventures arabo-fantasques) ; et on en passe beaucoup beaucoup !

. Côté bandes-dessinées (et non bandes-decons comme pensent certains),  » Les derniers jours d’un immortel  » de Gwen de Bonneval ;  » Magasin général  » de Régis Loisel et Jean-Louis Tripp ;  » Le pouvoir des innocents  » de Luc Brunschwig ;  » Rides  » de Paco Roca ;  » Gaza 1956  » de Joe Sacco ; et on en passe beaucoup beaucoup !

Puis, accessoirement, vous pouvez aussi emprunter des CDs, des DVDs et des magazines.

Ce qui est intéressant, aussi, c’est de s’abonner à l’info-lettre de la bibliothèque Robert Sabatier, car des événements réguliers y sont organisés, aussi bien pour les enfants que pour les adultes. Bref, c’est un lieu qui vit, quoi, comme se doit tout espace public.

Allez-y de la part du duo Gallus, vous y serez accueillis à yeux tout ronds et grands ouverts !

Ah c’qu’on est bien dans not’ 18ème !

Le Gallus emplumé : Enercoop, de l’énergie en barre (mais pas d’uranium).

Nous, le duo Gallus, ne souhaitons pas que nos expressions s’adaptent aux sillons irradiés et radiés de nos terres arables. Imaginez un peu, si c’était le cas, nous les dirions, sans rire,  à cette façon : « ne te fais pas de  Tchernobyl », ou encore « Nagasaki le tour ? » ou même « tout Fukushima le camp dans cette région ! »

Alors pour éviter que cela arrive, il existe d’autres solutions que celles, traditionnelles, qui consistent à ne se reposer que sur les éventuelles décisions et volontés politiques, ou à tenter d’influer dessus pour que les choses changent. Nous pouvons tous, en tant que citoyens consommateurs (eh oui, n’oublions jamais que derrière chaque consommateur – une valeur si chère à notre culture d’entreprise – se cache un citoyen ! ) choisir de ne plus soutenir notre industrie nucléaire. Comment donc ? Simplement en résiliant notre contrat avec EDF, et en nous tournant vers Enercoop.

Enercoop est un ensemble de coopératives régionales qui a pour but de rapprocher le consommateur d’électricité de son producteur d’électricité, un peu sur le même modèle que les AMAPs. Et bien sûr, en plus de dénicher de plus en plus de producteurs locaux, Enercoop s’attache à ne fournir que de l’électricité « verte », c’est-à-dire non issue des énergies nucléaire (très dangereuse, mais aussi polluante, contrairement à ce qu’on veut nous faire croire) et fossiles (très polluantes).

Alors bon, il faut tout de même prendre en compte que cette énergie coûte un peu plus cher que celle, bon marché (ou prétendument bon marché), fournie par les entreprises du secteur. Selon nos calculs, tout à fait informels, il faut s’attendre à une augmentation de sa facture d’électricité de 15% environ par rapport aux tarifs d’EDF.

Mais il va aussi falloir qu’on apprenne à remettre le prix dans les choses qui en valent le coût ! Au même titre qu’il nous semble tout de même assez étrange de trouver, dans les rayons des supermarchés, de la viande à un prix inférieur à celui de la nourriture pour chat (entendons-nous bien, nous n’avons rien contre les chats…), nous pensons qu’il est assez logique de payer une énergie plus chère si elle est respectueuse de l’humain (n’oubliez pas la main d’oeuvre qui est nécessaire à l’extraction de l’uranium dont nos centrales ont besoin, aujourd’hui principalement originaire de mines situées au Niger) et de l’environnement.

Enercoop propose en plus un beau slogan, révélateur de sa non participation à cette course frénétique que nous nommons « croissance économique » : l’énergie la plus propre est celle que nous ne consommons pas !

Alors prenez le temps de réfléchir, de déterminer ce qui est vraiment important pour vous, et agissez selon votre conscience.

Et vive l’énergie militante !

Gallus en concert au Freemousse.bar lundi 2 avril à 19h.

M’est avis

M’est avis qu’on ira pas bien (loin)
M’est avis qu’on n’est pas tous é(gaux)
M’est avis qu’on n’a pas tout com(pris)
M’est avis qu’on nous prend pour des (cons)

Mais ta vie ne vaut pas un ko(pek)
Mais ta vie, ils n’en ont rien à (foutre)
Mais ta vie, on lui cherche que(relle)
Mais ta vie, toujours sucer des (queues)

Refrain : M’est avis qu’on nous accule, m’est avis qu’c’est avilissant, bon sang, mais on nous en(cule) !

M’est avis qu’on se fait dépou(iller)
M’est avis qu’on va pas s’en sor(tir)
M’est avis qu’on peut plus recu(ler)
M’est avis qu’on en a plein le (cul)

Mais ta vie n’est qu’un pion dans leur (jeu)
Mais ta vie n’est pas indispen(sable)
Mais ta vie, elle peut toujours coui(ner)
Mais ta vie, elle leur casse les (couilles)

Refrain

Ces paroles vous seront chantées au Freemousse.bar le lundi 2 avril à partir de 19h.

Gallus en concert au Bar commun, samedi 31 mars à 19h30.

J’ai pas compris.

J’ai pas compris pourquoi
Les paysans sont là
À labourer comme ça
Dans ce drôle de climat

Leurs champs qu’ils emprisonnent
Dans des gaz en bonbonnes
Même si les pestes sonnent
Un glas qui trop raisonne

Refrain : Dans nos corps, dans nos sols.

Pour toujours plus d’argent
Une poignée de gens
Empoisonne en rageant
Nos terres de détergents

C’est le gouvernement
Qui gouverne et nous ment
Car oui les pestes sonnent
Un glas qui trop raisonne

Refrain (2x)

J’ai pas compris pourquoi
Les médecins du terroir
Emmènent à l’abattoir
Leur santé leurs espoirs

C’est la politique a-
Gricole commune qui a
Mené ces pestes-là
Jusque dans l’au-delà

Refrain (3x)

J’ai pris ma plus belle voix
Pour vous conter tout cela
Bien que ce chant ne soit pas
La bourrée de l’Auvergnat

Réfléchissez à c’qu’on
Mange si c’est trop abscons
Allongez-vous face con-
Tre terre et faites pas les cons.

Refrain (4x)

Ces paroles vous seront chantées samedi 31 mars au Bar commun, à partir de 19h30.

Gallus en concert au Bacchus, à Château-Thierrus, vendredus à 21h30.

En attendant l’attentat…

En attendant l’attentat
Qui, lâchement, nous tuera
C’est en chantant qu’on pourra
Leur démontrer qu’il y a

En attendant l’attentat
Qui nos enfants nous prendra
C’est en vivant qu’on devra
Leur dévoiler qu’il y a

Refrain : Des libertés au dessus des religions.

En attendant l’attentat
Qui notre corps saignera
C’est en dessinant qu’on gagnera
Une bataille à la foi.

Refrain

En attendant l’attentat
Qui, dès l’aurore, claquera
C’est en lisant qu’on sera
Les mieux armés face à ça.

Refrain x 2

… en attendant…

Ces paroles vous seront chantées vendredi 30 mars à partir de 21h30 au pub Le Bacchus.

Nouvelle chanson à notre répertoire : Chuis pas né riche.

Chuis pas né riche

Chuis pas né riche
Mais ça j’m’en fiche
Moi c’qui m’fait chier
C’est d’travailler

Pour qu’ils s’enrich-
Issent encore plus
Ces héritiers
D’Château-Petrus

Si j’m’écoutais
J’réagirais
Comm’nos aïeux
Du bon temps vieux

Au bout d’nos piques
Moi j’y mettrais
Leurs têt’ de biques
Ça vous effraie ?

Moi ça m’affole
De constater
Toutes ces i-
Négalités

Si t’as l’beau rôle
C’est qu’t’es bien né
J’ai pas saisi
l’égalité

Lalalala

Pour en entendre la musique, il faudra venir nous voir en concert !

Gallus en concert au Freemousse.bar lundi 26 mars à 19h.

Avec des  » si « …

Si seulement je pouvais croire
Chaque fois que je broie du noir
La vie me paraîtrait plus douce
Un dieu viendrait à ma rescousse.

Si les Cerbères de cette Terre
Pouvaient lâcher un peu l’affaire
La vie serait oxygénée
Le peuple désintoxiqué.

Refrain : Avec des « si », on mettrait Paris en bouteille.

« Le Mont Golgoth… ah… n’existe pas »
Me suis-je répété tout bas
Je veux mourir dans les vapeurs
Si seulement venait mon heure…

Eh la Marie, toi que fais-tu
Pendant qu’on noie notre vertu ?
Y a-t-il quelqu’un dans cet Enfer ?
Si seulement… Au Nom du Père…

Refrain : Avec des « si », on mettrait Paris en bouteille.

Avec des « si »… le Paradis en bouteille…

Ces paroles vous seront chantées lundi 26 mars à partir de 19h au Freemousse.bar .

Nouvelle chanson à notre répertoire : « Pendant que les champs brûlent », de Niagara.

Bouh, tremblez donc, gentes dames et gentils damoiseaux, car Gallus a pris son courage à deux mains pour reprendre une chanson qui a été censurée pendant la guerre du Golfe ! Ah oui, il faut qu’on précise : on vous parle de la première guerre du Golfe, celle qui ne ressemblait pas encore à un jeu vidéo, celle que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître (ou alors seulement s’ils s’intéressent à l’histoire du siècle précédent).

Et figurez-vous que cette chanson a été censurée car ses paroles prenaient « une signification angoissante pendant le conflit » (source : Wikipédia). Brrr… On en tremble rien qu’à l’écrire !

Mais quelle est donc cette mélopée si sulfureuse, ces quelques vers engagés qui auraient failli soulever les foules françaises du début des années 90, confortablement vautrées devant leur téléviseur ?

Ah ben mince, on est bêtes, on l’a déjà annoncée dans le titre de l’article. Du coup, notre effet est raté. Bon, donc vous l’aurez compris, nous avons adapté à notre sauce Pendant que les champs brûlent de Niagara. Et pour l’entendre, hé bien il faudra venir nous voir en concert !

Gallus en concert au Freemousse.bar le 19 mars à 19h.

Explique-moi

Papa, explique-moi quelque chose
Les hommes pourquoi ne sont-ils pas tous roses ?
C’est comme ça, tu n’peux rien y faire.
Rose ou noir, personne n’y peut guère.

Papa, explique-moi dans ce cas
Les hommes pourquoi entre eux ne s’aiment pas ?
C’est comme ça, tu n’peux rien y faire.
Rose et noir ne s’accordent guère.

Papa, explique-moi encore
Les hommes pourquoi aux autres préfèrent l’or ?
C’est comme ça, tu n’peux rien y faire.
Rose ou noir, c’est l’or qu’ils vénèrent.

Papa, explique-moi à présent
Les hommes pourquoi la violence souvent ?
C’est comme ça, tu n’peux rien y faire.
Rose et noir, tout l’monde veut la guerre.

Papa, explique-moi cet enfer
Les hommes pourquoi les femmes veulent faire taire ?
C’est comme ça, tu n’peux rien y faire.
Rose ou noir, les femmes c’est pour plaire.

Papa explique-moi si rien
Y faire pourquoi sur la Terre j’y viens ?
C’est pour soi qu’on enfante sur Terre
Dans l’espoir vain d’être moins solitaire.
C’est comme ça, on n’peut rien y faire.
Rose et noir, tu f’ras comme ton père.

C’est comme ça, on ne peut rien y faire.
Rose ou noir, je ferai comme mon père.

Ces paroles vous seront chantées par le duo Gallus lundi 19 mars à partir de 19h au Freemousse.bar.

Gallus en concert au Freemousse.bar le 12 mars à 19h.

Maman.

Maman, je ne sais pas pourquoi
Tu aimes tant ce je ne sais quoi
De violent chez ceux de là-bas,
Et pourtant, je te chante ça :

Refrain :
You’re a poor lonesome cowboy
On your poney you look like a boy
This is your country song
With your rifle the law is singing bang !

Maman, ne ferme pas les yeux,
Car elle ment, cette histoire pour les pieux.
Dans le sang, ils ont fait leurs vœux
De tyrans, tout ça grâce à Dieu.

Refrain

Maman, ils ne sont pas les seuls,
Et souvent, les hommes entre eux s’en veulent
De tourments dont ils sont responsables,
Mais devant le faible on voit le coupable.

Refrain

Maman, ma chanson est finie.
Cependant, si elle sonne pas country,
J’aimerais vraiment que les hommes oublient Dieu
En pensant aux autres un petit peu.

Refrain (2x)

Ces paroles vous seront chantées lundi 12 mars à partir de 19h au Freemousse.bar, un bar qu’on s’sent bien !