Gallus en concert au Freemousse.bar le 11 juin à 19h.

Persona non gratis

Persona non gratis, Homo capitalis (x2)

On n’est pas là pour s’amuser
Ou encore pour fraterniser
On est sur Terre pour faire du blé
Mais pas celui qu’on peut manger

J’accroche le temps à mon poignet
Car il vaut de l’or et des billets
Tu veux ma personne t’écouter
Mon gars il va falloir raquer

Persona non gratis, Homo capitalis (x2)

Moi je fais l’argent travailler
Pour qu’il profite aux héritiers
Le capital c’est un métier
T’as ça dans l’sang ou t’es viré

Et s’il faut l’humain exploiter
On légalise tous les excès
Démocratie accommodée
Libre entreprise priorisée

Persona non gratis, Homo capitalis (x2)

Si tu veux toi être bénévole
Te gêne pas pour moi c’est du vol
Penser aux autres j’en ai ras-le-bol
J’l’ai jamais fait et j’en rigole

Puis quand mes belles affaires décollent
Pour mon image je donne l’obole
Sans même un regard vers le sol
Pressé(e) je réajuste mon col

Persona non gratis, Homo capitalis (x2)

L’économie c’est ma picole
Je prends mon pied quand ça s’envole
La morale pour moi elle est folle
Ici-bas chacun pour sa fiole

Même cette chanson parabole
Avec toutes ses belles paroles
Sera une goutte d’eau dans le bol
Qu’on te fera boire à l’école

Persona non gratis, Homo capitalis (x2)

Ces paroles vous seront chantées lundi 11 juin au Freemousse.bar à partir de 19h.

Gallus en concert au Freemousse.bar lundi 4 juin à 19h.

J’ai pas compris.

J’ai pas compris pourquoi
Les paysans sont là
À labourer comme ça
Dans ce drôle de climat

Leurs champs qu’ils emprisonnent
Dans des gaz en bonbonnes
Même si les pestes sonnent
Un glas qui trop raisonne

Refrain : Dans nos corps, dans nos sols.

Pour toujours plus d’argent
Une poignée de gens
Empoisonne en rageant
Nos terres de détergents

C’est le gouvernement
Qui gouverne et nous ment
Car oui les pestes sonnent
Un glas qui trop raisonne

Refrain (2x)

J’ai pas compris pourquoi
Les médecins du terroir
Emmènent à l’abattoir
Leur santé leurs espoirs

C’est la politique a-
Gricole commune qui a
Mené ces pestes-là
Jusque dans l’au-delà

Refrain (3x)

J’ai pris ma plus belle voix
Pour vous conter tout cela
Bien que ce chant ne soit pas
La bourrée de l’Auvergnat

Réfléchissez à c’qu’on
Mange si c’est trop abscons
Allongez-vous face con-
Tre terre et faites pas les cons.

Refrain (4x)

Ces paroles vous seront chantées lundi 4 juin au Freemousse.bar à partir de 19h.

Gallus en concert au Troisième café samedi 12 mai à 20h30.

Explique-moi

Papa, explique-moi quelque chose
Les hommes pourquoi ne sont-ils pas tous roses ?
C’est comme ça, tu n’peux rien y faire.
Rose ou noir, personne n’y peut guère.

Papa, explique-moi dans ce cas
Les hommes pourquoi entre eux ne s’aiment pas ?
C’est comme ça, tu n’peux rien y faire.
Rose et noir ne s’accordent guère.

Papa, explique-moi encore
Les hommes pourquoi aux autres préfèrent l’or ?
C’est comme ça, tu n’peux rien y faire.
Rose ou noir, c’est l’or qu’ils vénèrent.

Papa, explique-moi à présent
Les hommes pourquoi la violence souvent ?
C’est comme ça, tu n’peux rien y faire.
Rose et noir, tout l’monde veut la guerre.

Papa, explique-moi cet enfer
Les hommes pourquoi les femmes veulent faire taire ?
C’est comme ça, tu n’peux rien y faire.
Rose ou noir, les femmes c’est pour plaire.

Papa explique-moi si rien
Y faire pourquoi sur la Terre j’y viens ?
C’est pour soi qu’on enfante sur Terre
Dans l’espoir vain d’être moins solitaire.
C’est comme ça, on n’peut rien y faire.
Rose et noir, tu f’ras comme ton père.

C’est comme ça, on ne peut rien y faire.
Rose ou noir, je ferai comme mon père.

Ces paroles vous seront chantées au Troisième café, un bar associatif du Marais, demain soir, samedi 12 mai, à partir de 20h30.

Gallus au Réservoir pour une scène ouverte samedi 12 mai à une heure indéterminée…

Nous chanterons trois chansons au Réservoir, à l’occasion d’un grand-déjeuner, dont celle-ci :

Chuis pas né riche

Chuis pas né riche
Mais ça j’m’en fiche
Moi c’qui m’fait chier
C’est d’travailler

Pour qu’ils s’enrich-
Issent encore plus
Ces héritiers
D’Château-Petrus

Si j’m’écoutais
J’réagirais
Comm’nos aïeux
Du bon temps vieux

Au bout d’nos piques
Moi j’y mettrais
Leurs têt’ de biques
Ça vous effraie ?

Moi ça m’affole
De constater
Toutes ces i-
Négalités

Si t’as l’beau rôle
C’est qu’t’es bien né
J’ai pas saisi
l’égalité

Lalalala

Pour en entendre la mélodie, eh bien il faudra venir nous voir !

Ouverture de la Gallusothèque : « Dette, 5000 ans d’histoire » de David Graeber.

Qu’est-ce que la Gallusothèque ? Une bibliothèque que nous proposons à notre public, dans laquelle vous pourrez trouver des ouvrages offrant un point de vue original et constructif sur le monde qui nous entoure. Car nous ne voulons pas nous contenter de dénoncer certains abus dans nos chansons, nous voulons aussi démontrer qu’il existe des alternatives.

Tout abonné à notre info-lettre pourra nous emprunter le bouquin qu’il souhaite, simplement en nous informant par courriel qu’il sera présent à tel concert et qu’il souhaite donc que nous y apportions tel livre.

Et pour ouvrir notre Gallusothèque, nous avons choisi « Dette, 5000 ans d’histoire » de David Graeber, aux éditions Les liens qui libèrent.

Pourquoi ? Car nous vivons dans un système économique complexe, mondialisé, où la question de la dette revient à tous les niveaux, ou presque, de nos existences (l’État français est endetté, les communes sont endettées, et chacun d’entre nous l’est plus ou moins). Mais qu’est-ce que la dette ? Et quel est son rôle par rapport à la monnaie ? Le capitalisme se définit-il par rapport à la dette ? Ou à la monnaie ? Ou les deux ? Qu’est-ce que le capitalisme exactement ? Une dette doit-elle toujours être remboursée (c’est là une antienne qu’on nous serine depuis fort longtemps) ?

C’est à toutes ces questions intrigantes que répond cet ouvrage, et d’une manière très pédagogique.

Mais David Graeber ne se contente pas de nous expliquer que les crédits actuels sont accordés à partir d’argent qui n’existe pas ; que les intérêts dépassant les 5% sont pour le moins honteux et amoraux – bien que légaux ; qu’une dette ne devrait être contractée qu’entre deux parties égales (comment est-il possible qu’un système autorise l’expulsion de ménages pour défaut de paiement de leurs dettes auprès d’établissements financiers dont les pratiques sont souvent douteuses ?) ; que les pièces de monnaie ont été créées initialement pour financer les guerres ; que dans la droite continuité, les États-Unis maintiennent la force de leur monnaie référence dans le monde, le dollar, uniquement grâce à leur capacité à intervenir de manière armée et violente n’importe où dans le monde ; non, il propose aussi des solutions. Ou en tous cas au moins une : celle d’effacer les tablettes pour tout reprendre sur de bonnes bases.

On a alors envie de faire le lien avec les différentes monnaies locales et libres qui se créent un peu partout en France et dans le monde, et dont l’objectif est de se désolidariser de la férule d’un État pour créer une économie qui ne servira pas à enrichir les plus riches. et qui ne courra pas droit dans le mur en préconisant une croissance perpétuelle qui est impossible à tenir.

Bref, ce livre est passionnant, et il est à votre disposition sur simple demande !

C’est en lisant qu’on sera les mieux armés face à ça.

 

Nouvelle chanson à notre répertoire : Volutes.

                                         Volutes

Tes volutes de voix sur mon membre cordé
Me donnent une foi que j’ai toujours reniée
En un je ne sais quoi d’omniscient avisé
Qui pour l’amour de toi se mettrait à tes pieds.

C’est avec volupté que je prends en chemin
Tes rides sur ma peau et puis tous tes chagrins
Qui survolent trop tôt nos projets à quat’mains
Qui sabotent le beau de nos vies pour demain.

Si une maladie prend du temps sur ta vie
De te voir m’interdit alors viendra l’envie
D’inventer une mort pour nos deux petits corps
Qui s’aimeront encore malgré ce coup du sort.

 

 

 

 

 

 


Pour en découvrir la mélodie, il faudra venir nous voir en concert !

Gallus en concert au Freemousse.bar lundi 7 mai à partir de 19h.

Maman.

Maman, je ne sais pas pourquoi
Tu aimes tant ce je ne sais quoi
De violent chez ceux de là-bas,
Et pourtant, je te chante ça :

Refrain :
You’re a poor lonesome cowboy
On your poney you look like a boy
This is your country song
With your rifle the law is singing bang !

Maman, ne ferme pas les yeux,
Car elle ment, cette histoire pour les pieux.
Dans le sang, ils ont fait leurs vœux
De tyrans, tout ça grâce à Dieu.

Refrain

Maman, ils ne sont pas les seuls,
Et souvent, les hommes entre eux s’en veulent
De tourments dont ils sont responsables,
Mais devant le faible on voit le coupable.

Refrain

Maman, ma chanson est finie.
Cependant, si elle sonne pas country,
J’aimerais vraiment que les hommes oublient Dieu
En pensant aux autres un petit peu.

Refrain (2x)

Ces paroles vous seront chantées au Freemousse.bar lundi prochain à partir de 19h.

Le guide à Gallus : Soulableta, Paris 18.

Le quartier de la Goutte d’Or est une vraie petite pépite ! Et c’est notamment grâce à ses petits commerces.

L’un des plus intéressants, c’est un disquaire du nom de Soulableta, situé au 47, rue Marcadet.

Il propose une boutique chaleureuse, dans laquelle vous pouvez vous asseoir et écouter de la musique (étonnant, non ?) : un petit coin est prévu pour ça, avec platine de disque vinyle, lecteur de disque compact (eh oui, on trouve de tout dans les rayons !), et casque audio pour vous immerger dans une ambiance musicale et oublier ce qui vous entoure.

Tous les styles sont proposés dans les bacs, avec une place de choix pour la musique dite « du monde », et le monde englobant absolument tous les pays, vous retrouvez donc tous les styles de musique à Soulableta.

Puis il faut bien admettre que le boutiquier est vraiment de bon conseil. Oubliez donc Amazon et sortez de chez vous pour vous laisser guider par sa faconde ! Dernièrement, il nous a fait découvrir l’AblumE de Kofi, un mélange afro-rap mêlant des sonorités jazz et blues à des paroles qui ont du sens, qui ont le courage de s’engager et de proposer une réflexion enrichissante sur notre société.

Disques vinyles et compacts sont presque devenus des objets obsolètes, et plutôt que de les jeter, une nouvelle vie leur est proposée dans cette antre. Vous trouverez donc principalement de l’occasion, ce qui inscrira votre achat dans une démarche durable et respectueuse de l’environnement, d’autant plus qu’il vous est aussi possible de faire réparer votre chaîne HI-FI en cas de problème. C’est là un service supplémentaire qui n’est pas anodin, car on se sent parfois abandonné lorsqu’on fait face à des problèmes techniques sur nos équipements domestiques. Vous pourrez aussi, en cas de panne définitive, remplacer l’élément manquant à cette adresse.

Et Soulableta ne manquant pas d’idées et de volontés, des concerts sont régulièrement organisés afin de permettre aux artistes, notamment locaux (leurs disques sont mis en avant près de la caisse), de s’exprimer et de faire découvrir leur univers aux chalands qui se promènent dans les rayons.

Notre quartier est vivant, et c’est notamment grâce à ce type d’endroit.

Gallus en concert au Freemousse.bar le lundi 9 avril à 19h.

Hiroshima mon amour

Je suis un homme enrichi à l’uranium,
Et pourtant j’aimerais tant pouvoir en chantant
Quelques récitatifs être radio-actif.

J’entonne monotone l’air du grand atome
Que l’on fissionne, cela impressionne,
Au mépris du lourd prix payé par le passé.

Refrain et pont : Il est temps, militant, de limiter leur temps.

Si nos expressions s’adaptaient aux sillons
Irradiés et radiés de nos terres arables
Nous les dirions sans rire à cette façon :

Ne te fais pas de Tchernobyl mon compagnon,
Nagasaki le tour, nul ne sait pour quel pion.
Tout Fukushima le camp dans cette région.

Refrain et pont

Ces paroles vous seront chantées lundi 9 avril à partir de 19h au Freemousse.bar.

Le guide à Gallus : la bibliothèque Robert Sabatier, Paris 18.

Si on tient à évoquer avec vous l’une des bibliothèques du 18ème, ça n’est pas pour son architecture, ou pour sa décoration intérieure qui, soyons francs tout en restant sympathiques, n’ont rien de bien particulier. La preuve en image :

En revanche, nous sommes convaincus que c’est en lisant qu’on sera les mieux armés face à ça. « Ça quoi ? » allez-vous nous rétorquer. « Eh bien ça tout ! Ça le monde, quoi ! Ça la vie ! Ça l’individualisme, ça l’égoïsme, ça le terrorisme, ça le capitalisme (les deux derniers termes étant un peu redondants, non ?) ! Et ça on en passe beaucoup beaucoup ! »

À la bibliothèque Robert Sabatier (écrivain et poète français très très connu dont on n’a jamais lu un seul ouvrage mais peut-être que ça viendra), il vous est proposé un très grand choix de lecture, aussi bien livres que bandes-dessinées. Et si vous êtes parisiens, il suffit de vous inscrire pour pouvoir emprunter gratuitement ce qui vous fait envie. Eh oui, gratuitement.

Alors nous, on vous conseille de lire goulûment, voire avec avidité (sélection non exhaustive) :

. Côté bouquins, tout Robert Merle (son oeuvre traverse tous les genres, du roman historique au roman d’anticipation, en passant par le documentaire) ; tout Isaac Asimov (science-fiction cérébralo-divertissante) ; tout Élisabeth Badinter (réflexion féministe sur notre société) ; tout Robert Silverberg (science-fiction divertisso-cérébrale) ; tout Amin Maalouf (aventures arabo-fantasques) ; et on en passe beaucoup beaucoup !

. Côté bandes-dessinées (et non bandes-decons comme pensent certains),  » Les derniers jours d’un immortel  » de Gwen de Bonneval ;  » Magasin général  » de Régis Loisel et Jean-Louis Tripp ;  » Le pouvoir des innocents  » de Luc Brunschwig ;  » Rides  » de Paco Roca ;  » Gaza 1956  » de Joe Sacco ; et on en passe beaucoup beaucoup !

Puis, accessoirement, vous pouvez aussi emprunter des CDs, des DVDs et des magazines.

Ce qui est intéressant, aussi, c’est de s’abonner à l’info-lettre de la bibliothèque Robert Sabatier, car des événements réguliers y sont organisés, aussi bien pour les enfants que pour les adultes. Bref, c’est un lieu qui vit, quoi, comme se doit tout espace public.

Allez-y de la part du duo Gallus, vous y serez accueillis à yeux tout ronds et grands ouverts !

Ah c’qu’on est bien dans not’ 18ème !