Guide à Gallus

Vous connaissez le guide Michelin, le guide du routard, ou encore le guidon ? Hé bien le guide à Gallus compte bien les concurrencer tous les trois, et en même temps s’il vous plaît !

L’objectif est de vous présenter les lieux que nous apprécions particulièrement dans les villes dans lesquelles nous chantons. Pour commencer à suivre le guide, il suffit de suivre le sens de lecture et d’aller à la ligne !


ÉTAPE 7 : Soulableta, Paris 18.

Le quartier de la Goutte d’Or est une vraie petite pépite ! Et c’est notamment grâce à ses petits commerces.

L’un des plus intéressants, c’est un disquaire du nom de Soulableta, situé au 47, rue Marcadet.

Il propose une boutique chaleureuse, dans laquelle vous pouvez vous asseoir et écouter de la musique (étonnant, non ?) : un petit coin est prévu pour ça, avec platine de disque vinyle, lecteur de disque compact (eh oui, on trouve de tout dans les rayons !), et casque audio pour vous immerger dans une ambiance musicale et oublier ce qui vous entoure.

Tous les styles sont proposés dans les bacs, avec une place de choix pour la musique dite « du monde », et le monde englobant absolument tous les pays, vous retrouvez donc tous les styles de musique à Soulableta.

Puis il faut bien admettre que le boutiquier est vraiment de bon conseil. Oubliez donc Amazon et sortez de chez vous pour vous laisser guider par sa faconde ! Dernièrement, il nous a fait découvrir l’AblumE de Kofi, un mélange afro-rap mêlant des sonorités jazz et blues à des paroles qui ont du sens, qui ont le courage de s’engager et de proposer une réflexion enrichissante sur notre société.

Disques vinyles et compacts sont presque devenus des objets obsolètes, et plutôt que de les jeter, une nouvelle vie leur est proposée dans cette antre. Vous trouverez donc principalement de l’occasion, ce qui inscrira votre achat dans une démarche durable et respectueuse de l’environnement, d’autant plus qu’il vous est aussi possible de faire réparer votre chaîne HI-FI en cas de problème. C’est là un service supplémentaire qui n’est pas anodin, car on se sent parfois abandonné lorsqu’on fait face à des problèmes techniques sur nos équipements domestiques. Vous pourrez aussi, en cas de panne définitive, remplacer l’élément manquant à cette adresse.

Et Soulableta ne manquant pas d’idées et de volontés, des concerts sont régulièrement organisés afin de permettre aux artistes, notamment locaux (leurs disques sont mis en avant près de la caisse), de s’exprimer et de faire découvrir leur univers aux chalands qui se promènent dans les rayons.

Notre quartier est vivant, et c’est notamment grâce à ce type d’endroit.


ÉTAPE 6 : la bibliothèque Robert Sabatier, Paris 18.

Si on tient à évoquer avec vous l’une des bibliothèques du 18ème, ça n’est pas pour son architecture, ou pour sa décoration intérieure qui, soyons francs tout en restant sympathiques, n’ont rien de bien particulier. La preuve en image :

En revanche, nous sommes convaincus que c’est en lisant qu’on sera les mieux armés face à ça. « Ça quoi ? » allez-vous nous rétorquer. « Eh bien ça tout ! Ça le monde, quoi ! Ça la vie ! Ça l’individualisme, ça l’égoïsme, ça le terrorisme, ça le capitalisme (les deux derniers termes étant un peu redondants, non ?) ! Et ça on en passe beaucoup beaucoup ! »

À la bibliothèque Robert Sabatier (écrivain et poète français très très connu dont on n’a jamais lu un seul ouvrage mais peut-être que ça viendra), il vous est proposé un très grand choix de lecture, aussi bien livres que bandes-dessinées. Et si vous êtes parisiens, il suffit de vous inscrire pour pouvoir emprunter gratuitement ce qui vous fait envie. Eh oui, gratuitement.

Alors nous, on vous conseille de lire goulûment, voire avec avidité (sélection non exhaustive) :

. Côté bouquins, tout Robert Merle (son oeuvre traverse tous les genres, du roman historique au roman d’anticipation, en passant par le documentaire) ; tout Isaac Asimov (science-fiction cérébralo-divertissante) ; tout Élisabeth Badinter (réflexion féministe sur notre société) ; tout Robert Silverberg (science-fiction divertisso-cérébrale) ; tout Amin Maalouf (aventures arabo-fantasques) ; et on en passe beaucoup beaucoup !

. Côté bandes-dessinées (et non bandes-decons comme pensent certains),  » Les derniers jours d’un immortel  » de Gwen de Bonneval ;  » Magasin général  » de Régis Loisel et Jean-Louis Tripp ;  » Le pouvoir des innocents  » de Luc Brunschwig ;  » Rides  » de Paco Roca ;  » Gaza 1956  » de Joe Sacco ; et on en passe beaucoup beaucoup !

Puis, accessoirement, vous pouvez aussi emprunter des CDs, des DVDs et des magazines.

Ce qui est intéressant, aussi, c’est de s’abonner à l’info-lettre de la bibliothèque Robert Sabatier, car des événements réguliers y sont organisés, aussi bien pour les enfants que pour les adultes. Bref, c’est un lieu qui vit, quoi, comme se doit tout espace public.

Allez-y de la part du duo Gallus, vous y serez accueillis à yeux tout ronds et grands ouverts !

Ah c’qu’on est bien dans not’ 18ème !


ÉTAPE 5 : le Freemousse.bar, Paris 18.

Le Freemousse, c’est un poème parisien.

Imaginez une forêt de lumière qui vous éclaire avec douceur, et des vieux meubles récupérés et détournés pour vous offrir les meilleures bières du coin.

Vous êtes au Freemousse.

Approchez-vous de la comtoise – n’ayez pas peur – ou alors du piano, qui vous permettent de tirer de la bière debout (c’est peut-être un détail pour vous mais pour nous ça veut dire beaucoup), puis passez de l’autre côté du mur pour boire quelques centilitres de disques vinyles en écoutant quelques bonnes bières, bref, laissez-vous fureter dans ce magnifique lieu créé par Éric et Sylvie, dont les frimousses souriantes vous accueilleront derrière le bar pour vous servir des cocktails maison et des assiettes de friandises de gueule.

Le Freemousse, c’est un bar dans lequel on se sent très bien. Sereins. Loin de tout le vacarme de la ville.

C’est l’une des meilleurs adresses du 18ème !

Mais attention : le « Free  » de Freemousse ne veut pas dire gratuit, mais libre ! Donc toutes les pompes à bières sont en libre-service, mais pas gratuitement : il vous suffit de demander une carte au comptoir lors de votre première venue et de la recharger avec le montant désiré. Cette carte est valable six mois.

Principe bien sympathique et novateur qui permet de s’organiser des dégustations de breuvages autour de belles assiettes de charcuteries et de fromages.

Lors de vos promenades citadines, ou lorsque vous rentrez du boulot, arrêtez-vous quelques instants au Freemousse, et ressourcez-vous un peu. Ça fait du bien.


ÉTAPE 4 : O’ptit creux, Paris 18.

Qu’est-ce qu’on aime se balader dans le 18ème ! Mais à force de marcher, on finit toujours par avoir un petit creux, et c’est bien normal ! Alors, si comme nous vous êtes humains, notez cette adresse qui est l’une des meilleures du quartier :

(Si jamais vous n’arrivez pas à lire, c’est au 63, rue Marcadet.)

La cuisine y est faite maison, et ça se sent ! N’hésitez pas à aller y goûter les pâtes, les burgers et bagels, sans oublier de commander un dessert !

Astuce pratique : vous pouvez vous faire livrer cette cuisine maison à la maison ! Il suffit d’appeler sur le téléphone fixe (eh oui, ça existe encore…) au 09 63 52 98 86.

Puis si vous avez envie de sortir et de vous y rendre, apprenez qu’un bébéfoute est mis à la disposition de la clientèle pour la détente et le plaisir.

Faites-nous (et vous) un peu plaisir, et allez donc remplir ce petit creux-là !


ÉTAPE 3 : la piscine des Amiraux, Paris 18.

Mens sana in corpore sano… Hé oui, votre duo latinisant se préoccupe de votre bien-être !

À Paris, dans le 18ème, au numéro 6 de la rue Hermann Lachapelle, se trouve une piscine qui vaut la trempette : la dénommée « des Amiraux ». Cet équipement est l’oeuvre de l’architecte Henri Sauvage, considéré par certains de ses pairs comme un précurseur de l’architecture dite moderne.

Construite entre 1927 et 1930, elle commençait sérieusement à avoir besoin d’une bonne rénovation, mais attention ! étant classée monument historique depuis mars 1993, il ne fallait pas faire n’importe quoi avec.

Du 3 août 2015 jusqu’en octobre 2017, la piscine a donc été fermée, au grand déplaisir de ses utilisateurs, pour gros travaux. Mais ça valait le coup d’attendre, car le résultat est une belle réussite ! Tout a été rénové dans le respect des équipements d’origine (quel plaisir de pouvoir laisser ses affaires dans une cabine numérotée, dans laquelle on s’est changé, et dont on n’a pas à conserver une clef attachée inconfortablement à son poignet ou sa cheville), avec un petit plus : des lumières ont été ajoutées au fond de la piscine, offrant aux nageurs des effets hypnotisant sur les plafonds des différents étages de cabines, puis de la voûte en béton.

Opération réhabilitation réussie. Le déplaisir des deux ans de fermeture pour travaux est largement compensé par le résultat. Allez y faire trempette, ça vaut le détour !

Quelques informations supplémentaires en me cliquant.


ÉTAPE 2 : ABDC, Paris 18.

ABDC ? Késaco ? C’est le b.a.-ba de la consommation responsable !

Avec nos textes, nous vous chantons, entre autre choses positives et enthousiastes, que les pesticides ont envahi nos sols et nos corps, que les supermarchés sont inhumains, et que nous pourrions finir par vivre au pays d’pas d’homme si on ne fait rien. Bon, d’accord, mais que faut-il faire, alors ? Consommer bio ? Oui, c’est bien, mais pas suffisant : une consommation de produits bio n’aurait pas vraiment de sens si on ne consommait pas local.

Et que nous propose Au Bout du Champ (eh oui, ABDC est un acronyme) ? Des fruits et légumes bio produits localement, à moins de cent kilomètres du point de vente.

La petite boutique que nous vous conseillons se situe au 118, rue Caulaincourt (il y en a deux autres dans Paris, dans les 17ème et 9ème arrondissements), et son parcours étroit et court vous invite à voyager dans les petites productions à tailles humaines de notre région Île-de-France. Bien évidemment, vous aurez du mal à y trouver des bananes ou des clémentines… mais les fruits et légumes sont à un prix abordables (grâce à la réduction du nombre d’intermédiaires entre le consommateur et le producteur), et finissent très savoureux en bouche.

En plus, on sent que les vendeurs sont valorisés par la qualité des produits qu’ils vendent, et par le sens que cette qualité confère à leur travail. Dans la vie, il y a des métiers importants, voire indispensables, et toute la chaîne de ceux qui permettent de nous nourrir en respectant l’humain et l’environnement en font sans nul doute partie !

ABDC est ouvert tous les jours jusqu’à 20h, dimanche compris. Allez y faire un tour après le boulot ! Ah, et n’oubliez pas que si vous y allez de la part du guide à Gallus, on vous offrira un sourire gratuit (mais, surtout, on ne comprendra pas de quoi vous parlez) !


ÉTAPE 1 : La Boucherie de la place, Paris 18.

Au croisement des rues Ramey et Marcadet, sur la place (d’où le nom…), nous vous invitons vivement à découvrir ce petit commerce tenu par Isabelle et Jérôme. Habillés de sourires, ils vous proposeront un large choix de viandes tendres, dont certaines labellisées Label Rouge, qui vous laisseront des saveurs inoubliables en bouche.

Ci-dessous une photographie pour que vous puissiez les reconnaître facilement :

Mais bon, ça n’est pas parce que leurs produits sont délicieux qu’il faut en abuser ! La viande n’est pas l’aliment qui demande le moins d’énergie à produire, pour cette raison, il faut donc commencer à la consommer sérieusement avec modération. Donc, quitte à la consommer avec modération, autant oublier les supermarchés et faire travailler nos petits commerçants !

Ah ! Nous allions oublier : si vous indiquez que vous venez chez eux grâce au guide à Gallus, vous aurez un sourire gratuit !