Le guide à Gallus : Soulableta, Paris 18.

Le quartier de la Goutte d’Or est une vraie petite pépite ! Et c’est notamment grâce à ses petits commerces.

L’un des plus intéressants, c’est un disquaire du nom de Soulableta, situé au 47, rue Marcadet.

Il propose une boutique chaleureuse, dans laquelle vous pouvez vous asseoir et écouter de la musique (étonnant, non ?) : un petit coin est prévu pour ça, avec platine de disque vinyle, lecteur de disque compact (eh oui, on trouve de tout dans les rayons !), et casque audio pour vous immerger dans une ambiance musicale et oublier ce qui vous entoure.

Tous les styles sont proposés dans les bacs, avec une place de choix pour la musique dite « du monde », et le monde englobant absolument tous les pays, vous retrouvez donc tous les styles de musique à Soulableta.

Puis il faut bien admettre que le boutiquier est vraiment de bon conseil. Oubliez donc Amazon et sortez de chez vous pour vous laisser guider par sa faconde ! Dernièrement, il nous a fait découvrir l’AblumE de Kofi, un mélange afro-rap mêlant des sonorités jazz et blues à des paroles qui ont du sens, qui ont le courage de s’engager et de proposer une réflexion enrichissante sur notre société.

Disques vinyles et compacts sont presque devenus des objets obsolètes, et plutôt que de les jeter, une nouvelle vie leur est proposée dans cette antre. Vous trouverez donc principalement de l’occasion, ce qui inscrira votre achat dans une démarche durable et respectueuse de l’environnement, d’autant plus qu’il vous est aussi possible de faire réparer votre chaîne HI-FI en cas de problème. C’est là un service supplémentaire qui n’est pas anodin, car on se sent parfois abandonné lorsqu’on fait face à des problèmes techniques sur nos équipements domestiques. Vous pourrez aussi, en cas de panne définitive, remplacer l’élément manquant à cette adresse.

Et Soulableta ne manquant pas d’idées et de volontés, des concerts sont régulièrement organisés afin de permettre aux artistes, notamment locaux (leurs disques sont mis en avant près de la caisse), de s’exprimer et de faire découvrir leur univers aux chalands qui se promènent dans les rayons.

Notre quartier est vivant, et c’est notamment grâce à ce type d’endroit.

Gallus en concert au Freemousse.bar lundi 23 avril à partir de 19h.

Le mal
poème d’Arthur Rimbaud (1870)

Tandis que les crachats rouges de la mitraille
Sifflent tout le jour par l’infini du ciel bleu ;
Qu’écarlates ou verts, près du Roi qui les raille,
Croulent les bataillons en masse dans le feu ;

Tandis qu’une folie épouvantable broie
Et fait de cent milliers d’hommes un tas fumant ;
– Pauvres morts ! dans l’été, dans l’herbe, dans ta joie ;
Nature ! Ô toi qui fis ces hommes saintement !…

– Il est un Dieu qui rit aux nappes damassées
Des autels, à l’encens, aux grands calices d’or ;
Qui dans le bercement des hosannah s’endort ;

Et se réveille, quand des mères, ramassées
Dans l’angoisse, et pleurant sous leur vieux bonnet noir,
Lui donnent un gros sous lié dans leur mouchoir !

Ces paroles vous seront chantées lundi 23 avril à partir de 19h, au Freemousse.bar, un lieu chaleureux spécialisé dans la bière.

Gallus en concert au Freemousse.bar le lundi 9 avril à 19h.

Hiroshima mon amour

Je suis un homme enrichi à l’uranium,
Et pourtant j’aimerais tant pouvoir en chantant
Quelques récitatifs être radio-actif.

J’entonne monotone l’air du grand atome
Que l’on fissionne, cela impressionne,
Au mépris du lourd prix payé par le passé.

Refrain et pont : Il est temps, militant, de limiter leur temps.

Si nos expressions s’adaptaient aux sillons
Irradiés et radiés de nos terres arables
Nous les dirions sans rire à cette façon :

Ne te fais pas de Tchernobyl mon compagnon,
Nagasaki le tour, nul ne sait pour quel pion.
Tout Fukushima le camp dans cette région.

Refrain et pont

Ces paroles vous seront chantées lundi 9 avril à partir de 19h au Freemousse.bar.

Le guide à Gallus : la bibliothèque Robert Sabatier, Paris 18.

Si on tient à évoquer avec vous l’une des bibliothèques du 18ème, ça n’est pas pour son architecture, ou pour sa décoration intérieure qui, soyons francs tout en restant sympathiques, n’ont rien de bien particulier. La preuve en image :

En revanche, nous sommes convaincus que c’est en lisant qu’on sera les mieux armés face à ça. « Ça quoi ? » allez-vous nous rétorquer. « Eh bien ça tout ! Ça le monde, quoi ! Ça la vie ! Ça l’individualisme, ça l’égoïsme, ça le terrorisme, ça le capitalisme (les deux derniers termes étant un peu redondants, non ?) ! Et ça on en passe beaucoup beaucoup ! »

À la bibliothèque Robert Sabatier (écrivain et poète français très très connu dont on n’a jamais lu un seul ouvrage mais peut-être que ça viendra), il vous est proposé un très grand choix de lecture, aussi bien livres que bandes-dessinées. Et si vous êtes parisiens, il suffit de vous inscrire pour pouvoir emprunter gratuitement ce qui vous fait envie. Eh oui, gratuitement.

Alors nous, on vous conseille de lire goulûment, voire avec avidité (sélection non exhaustive) :

. Côté bouquins, tout Robert Merle (son oeuvre traverse tous les genres, du roman historique au roman d’anticipation, en passant par le documentaire) ; tout Isaac Asimov (science-fiction cérébralo-divertissante) ; tout Élisabeth Badinter (réflexion féministe sur notre société) ; tout Robert Silverberg (science-fiction divertisso-cérébrale) ; tout Amin Maalouf (aventures arabo-fantasques) ; et on en passe beaucoup beaucoup !

. Côté bandes-dessinées (et non bandes-decons comme pensent certains),  » Les derniers jours d’un immortel  » de Gwen de Bonneval ;  » Magasin général  » de Régis Loisel et Jean-Louis Tripp ;  » Le pouvoir des innocents  » de Luc Brunschwig ;  » Rides  » de Paco Roca ;  » Gaza 1956  » de Joe Sacco ; et on en passe beaucoup beaucoup !

Puis, accessoirement, vous pouvez aussi emprunter des CDs, des DVDs et des magazines.

Ce qui est intéressant, aussi, c’est de s’abonner à l’info-lettre de la bibliothèque Robert Sabatier, car des événements réguliers y sont organisés, aussi bien pour les enfants que pour les adultes. Bref, c’est un lieu qui vit, quoi, comme se doit tout espace public.

Allez-y de la part du duo Gallus, vous y serez accueillis à yeux tout ronds et grands ouverts !

Ah c’qu’on est bien dans not’ 18ème !

Le Gallus emplumé : Enercoop, de l’énergie en barre (mais pas d’uranium).

Nous, le duo Gallus, ne souhaitons pas que nos expressions s’adaptent aux sillons irradiés et radiés de nos terres arables. Imaginez un peu, si c’était le cas, nous les dirions, sans rire,  à cette façon : « ne te fais pas de  Tchernobyl », ou encore « Nagasaki le tour ? » ou même « tout Fukushima le camp dans cette région ! »

Alors pour éviter que cela arrive, il existe d’autres solutions que celles, traditionnelles, qui consistent à ne se reposer que sur les éventuelles décisions et volontés politiques, ou à tenter d’influer dessus pour que les choses changent. Nous pouvons tous, en tant que citoyens consommateurs (eh oui, n’oublions jamais que derrière chaque consommateur – une valeur si chère à notre culture d’entreprise – se cache un citoyen ! ) choisir de ne plus soutenir notre industrie nucléaire. Comment donc ? Simplement en résiliant notre contrat avec EDF, et en nous tournant vers Enercoop.

Enercoop est un ensemble de coopératives régionales qui a pour but de rapprocher le consommateur d’électricité de son producteur d’électricité, un peu sur le même modèle que les AMAPs. Et bien sûr, en plus de dénicher de plus en plus de producteurs locaux, Enercoop s’attache à ne fournir que de l’électricité « verte », c’est-à-dire non issue des énergies nucléaire (très dangereuse, mais aussi polluante, contrairement à ce qu’on veut nous faire croire) et fossiles (très polluantes).

Alors bon, il faut tout de même prendre en compte que cette énergie coûte un peu plus cher que celle, bon marché (ou prétendument bon marché), fournie par les entreprises du secteur. Selon nos calculs, tout à fait informels, il faut s’attendre à une augmentation de sa facture d’électricité de 15% environ par rapport aux tarifs d’EDF.

Mais il va aussi falloir qu’on apprenne à remettre le prix dans les choses qui en valent le coût ! Au même titre qu’il nous semble tout de même assez étrange de trouver, dans les rayons des supermarchés, de la viande à un prix inférieur à celui de la nourriture pour chat (entendons-nous bien, nous n’avons rien contre les chats…), nous pensons qu’il est assez logique de payer une énergie plus chère si elle est respectueuse de l’humain (n’oubliez pas la main d’oeuvre qui est nécessaire à l’extraction de l’uranium dont nos centrales ont besoin, aujourd’hui principalement originaire de mines situées au Niger) et de l’environnement.

Enercoop propose en plus un beau slogan, révélateur de sa non participation à cette course frénétique que nous nommons « croissance économique » : l’énergie la plus propre est celle que nous ne consommons pas !

Alors prenez le temps de réfléchir, de déterminer ce qui est vraiment important pour vous, et agissez selon votre conscience.

Et vive l’énergie militante !